BEAULIEU Le président de l’association de propriétaires de chiens Obélix & Co demande à la Ville qu’un éclairage public soit réinstallé dans le parc du Château de Beaulieu. Le lieu, plongé dans la pénombre en soirée, susciterait des craintes et de l’insécurité auprès des habitants. La version des autorités est différente.

Le parc du château de Beaulieu est, semble-t-il, très utilisé par les propriétaires de chiens du quartier. Mais un point les chiffonne : le manque d’éclairage public dans cette zone. En plus des promeneurs, le sentier qui traverse le parc est souvent utilisé comme raccourci par les voisins du parc qui prennent le bus à l’arrêt Beaulieu-Jomini. « Cet éclairage manque beaucoup pour assurer la tranquillité des promeneurs de chiens », indique Patrick Lohou, président et fondateur de l’association Obélix&Co – Beaulieu. Ce dernier, ainsi que sa femme Catherine Lohou, ont donc écrit, en tant que représentants des soixante propriétaires de chiens membre de l’association, à Jean-Yves Pidoux, municipal en charge des services industriels de la Ville.

Sentiment d’insécurité
Après un premier mail resté sans réponse au mois de janvier 2019, ils ont réitéré leur demande de rencontre avec le municipal au mois d’avril dernier. Selon eux, « il devient de plus en plus dangereux de circuler dans le parc à la tombée de la nuit à cause des dealers qui traînent dans le coin. La pénombre facilite ce trafic et répand également la crainte parmi les mamans d’enfants », insistent-ils.

La raison de cette suppression d’éclairage public reste floue. Jean-Yves Pidoux affirme que c’est ainsi depuis de nombreuses années. De leur côté, Patrick et Catherine Lohou indiquent avoir « appris que les éclairages avaient été supprimés en raison d’actes de vandalisme ». Enfin, une autre raison plus probable est la suppression de l’éclairage dans le but de préserver des zones d’émission de lumière inutiles et d’éviter des nuisances sur la faune.

Un arbitrage difficile
A ce sujet, Jean-Yves Pidoux précise : « Des demandes contradictoires sont exprimées. Encore récemment, des associations de lutte contre la pollution lumineuse ont réclamé que la Ville s’associe aux actions d’extinction de l’éclairage public. Il faut donc toujours arbitrer et procéder à des réglages fins, en fonction des besoins que la population exprime.» Dans ce cas, le fait que des habitants expriment un sentiment d’insécurité face à cette pénombre, accentuée récemment en raison de la saison hivernale, n’est-il pas une raison de considérer la réinstallation de lampadaires ? Selon le municipal, « le sentiment d’insécurité ne semble pas fondé sur des faits réels. Les renseignements en provenance de la police nous indiquent que les équipes ont effectué plusieurs passages et n’ont jamais rencontré de personnes suspectes. De plus, les promeneurs de chiens rencontrés par les policiers ne leur auraient pas adressé de demandes particulières.»

« Nous souhaitons rencontrer les services de la Ville concernés par la problématique afin d’en discuter et d’aboutir à une solution qui convienne à tout le monde », indique le couple Lohou, quelque peu déçu que leur demande traîne ainsi depuis le mois de janvier. En réponse à nos questions, le municipal a indiqué être « tout disposé à les rencontrer » en compagnie de l’ensemble des parties concernées impliquant donc également le Service des parcs et domaines en plus des Services industriels.

 

Joëlle Misson