Les pages de mon livre sont cornées, la couverture n’est plus parfaitement lisse et plate, mais ses irrégularités témoignent du temps passé dans mes mains et à traîner n’importe où. Le livre n’est plus neuf, il est lu. Retour sur le premier mois du défi lecture de l’année.Nous sommes le 1er février, et il est temps de commencer le deuxième livre de l’année. Officiellement. Vu qu’en réalité j’en ai déjà lu deux au mois de janvier, à savoir Black Coffee de Sophie Loubière et Une étude en rouge (Sherlock Holmes) d’Arthur Conan Doyle. Donc, je vais débuter mon troisième livre de l’année, sans compter que j’ai commencé à me plonger dans les autres nouvelles des aventures de Sherlock Holmes, et que d’autres livres plus « pragmatiques » (« J’arrête de râler… » ou « Le langage universel du corps » ) ont retenu mon attention. Mais ces derniers ne sont que des petits à côtés 😛

Revenons au bilan de ce premier mois de défi lecture. Je rappelle le principe: je me suis lancé le défi de lire un livre par mois (bien sûr j’ai le droit d’en lire plus si j’en ai le temps et l’envie 😉 ) pendant toute l’année 2018. Bon, j’espère bien ne pas m’arrêter une fois 2019 venu, mais ce n’est pas encore le propos. Si je me suis lancée dans cette petite entreprise, c’est pour renouer avec la lecture, que j’avais un peu perdu de vue, malgré ma grande passion pour les livres, les bons livres quand même. La faute à qui, ou à quoi ? Le stress du quotidien, le travail, les enfants, la fatigue le soir, etc, etc. Beaucoup savent de quoi je parle.

Pourtant, voici ce dont je me suis rendue compte durant ce mois de janvier: il est simple, très simple, de lire. A tout moment de la journée. Ceux qui n’ont pas essayé diront « Mais oui bien sûr, tu penses vraiment que j’ai le temps avec mes journées bien remplies?! » Je ne juge personne, je ne vis que ma vie, pas celle des autres. Au début de l’année, je pensais aussi comme ça, au moment de m’engager dans ce défi qui me paraissait un peu fou (mais j’avais envie de faire des choses folles). Au début, après avoir clairement établi ma décision, j’avoue que j’ai été prise d’une petite frayeur. Je me suis dit: je vais passer mes fins de mois à devoir lire des pages et des pages pour finir dans les temps (comme quand on était à l’école et qu’au moment où on était censé avoir terminé le bouquin… et bien on se rendait compte qu’on ne l’avait même pas commencé). Puis, me répondant à moi-même: « Je n’ai rien à prouver à personne, même si je n’y arrive pas, il n’y a pas mort d’homme ». Mais quand même, j’avais mis ça sur mon site, crée une petite page Facebook pour m’accompagner dans mon défi (d’ailleurs elle n’a pas beaucoup de petits pouces levés, si vous alliez en mettre un ça serait top ! ), alors je m’étais imposé une sorte de petite pression.

Puis, j’ai commencé. Prendre l’habitude de lire quelques pages le soir. Pas en allant me coucher, mais sur le canapé, une fois les enfants couchés, avant d’allumer la télé (parce que j’aime bien les bons films aussi^^). Et une fois l’habitude prise (tout est là), j’ai réalisé que ce n’était pas du tout une charge. J’ai commencé à attendre ce moment avec impatience. Puis j’ai commencé par attraper mon livre à n’importe quel moment de la journée. Je l’avais toujours sous les yeux car toujours posé sur la table du salon ou quelque part de visible durant la majorité de la journée (donc pas dans ma chambre). Et puis, je lis aussi quand les enfants sont dans la même pièce. Je discutais avec une amie récemment (elle se reconnaîtra) et elle me disait que quelques publications instagram (mon compte: joelle_blackrainbow) l’avaient poussé à la réflexion sur la lecture et notamment sur le fait qu’il était certainement plus bénéfique que nos enfants nous voient en train de lire, plutôt que les yeux rivés sur notre smartphone. Alors bien sûr, nous pouvons lire des articles et même des livres sur nos écrans. Tout dépend des sensibilités. Mais il y a un effet d’exemplarité, qui me pousse à préférer que mes enfants me voient en train de lire sur du vrai papier. J’ai l’impression d’être perçue comme plus disponible ainsi. C’est un avis personnel mais je pense que beaucoup s’y retrouveront aussi.

Donc voilà: les pages de mon livre sont cornées, la couverture n’est plus parfaitement lisse et plate, mais ses irrégularités témoignent du temps passé dans mes mains et à traîner n’importe où. Le livre n’est plus neuf, il est lu. J’aime ce sentiment de terminer un ouvrage: je le ferme, je le regarde, je réfléchis, je feuillette encore une fois ses pages comme pour me rendre compte à nouveau du processus qui s’est déroulé depuis le début de l’histoire, je sens son odeur une dernière fois, avant de le reposer. Une sorte de petit deuil, mais vite remplacé par l’impatience d’en débuter un autre.

Et défi oblige, je ne me repose pas sur mes lauriers mais j’attaque le suivant, qui est, pour février: Une brève histoire du temps, de Stephen Hawking. Changement de registre, mais apprentissages garantis.

A bientôt !

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Par ailleurs, le nom de mon défi « Défi lecture 2018 » ou « Défi un livre par mois » est relativement pourri… Faites-moi part de vos idées pour renommer mon défi avec un nom un peu plus cool, en commentaires ! 🙂

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