THEATRE A l’occasion des 25 ans du décès d’Audrey Hepburn, l’Espace culturel des Terreaux présente une pièce consacrée à celle qui a sûrement été la plus classe des citoyennes de Tolochenaz.

Le 20 janvier 1993, la plus célèbre, mais aussi la plus discrète, des habitantes de Tolochenaz nous quittait. Depuis, ce petit village de 1855 habitants est devenu un lieu de pèlerinage pour beaucoup. Sa maison n’a pas été transformée en musée, à l’instar de celle de Charlie Chaplin à Corsier-sur-Vevey – et ne le sera probablement jamais, selon le syndic – mais il n’en reste pas moins que chaque année, et en particulier l’été, « des cars entiers de japonais arrivent depuis Genève », dans le petit village voisin de Morges, indique le chef de l’Executif Salvatore Guarna. Les japonais, et de plus en plus de chinois, sont les principaux et plus nombreux visiteurs à venir pour découvrir le lieu où l’actrice reconvertie dans l’humanitaire a vécu.

Lieu de pèlerinage

A Tolochenaz, depuis le cimetière, où ils se recueillent sur sa tombe, les touristes traversent le village pour se rendre à la place Audrey Hepburn, où un buste à son effigie a été érigé en 2012. A une centaine de mètres, l’ancienne demeure de l’actrice affiche une plaque commémorative devant laquelle les visiteurs se prennent en photo.

Une aubaine pour le petit village ? « A Tolochenaz, cela ne représente pas de rentrées économiques, explique Salvatore Guarna, car nous n’avons pas de commerces. Pour nous, il s’agit de renommée. Mais pour la Région, c’est bénéfique car les touristes font halte à Morges, et visitent notamment la Fondation Bolle.» Cette dernière a en quelque sorte pris le relai de la Fondation Audrey Hepburn qui se trouvait à Tolochenaz, aujourd’hui dissoute.

La pression du rôle

Incarner au théâtre une icône telle qu’Audrey Hepburn « encore très présente dans les mémoires » n’est pas chose aisée, avoue Aude Chollet, l’interprète de la star dans la pièce Quand je pense à Audrey Hepburn, qui sera jouée à trois reprises à Lausanne. Pour assumer ce rôle, Aude Chollet a réalisé un grand travail d’observation : « J’ai visionné tous ces films, et aussi les interviews pour la voir au naturel. J’ai été frappée par son humilité et sa simplicité, malgré sa célébrité. J’admire également son choix d’arrêter sa carrière pour se consacrer à quelque chose qui a plus de sens.» Et c’est exactement le sujet de la pièce : une Audrey Hepburn qui se questionne sur la suite de sa carrière, même si son entourage s’exaspère de ses nouvelles aspirations.

Incarner la célèbre icône c’est aussi une bonne dose de pression car le public se compose notamment de membres de la famille, et de personnes l’ayant connnue. La pièce a d’ailleurs été jouée en juin dernier à Tolochenaz et les retours ont été positifs. Voilà qui est de bonne augure pour les représentations à Lausanne.

Joëlle Misson

 

Quand je pense à Audrey Hepburn les 18,19,21 janvier 2018, Espace culturel des Terreaux, Lausanne.

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