COURSE AUTOMOBILE A tout juste 16 ans, le jeune pilote, habitant de Goumöens-la-Ville, a déjà une solide expérience du circuit. Portrait.

Quand on contacte Patrick Schott, c’est son papa, Cyrille Schott, qui rappelle. Très attentif à la carrière de son fils, il gère avec enthousiasme l’agenda de ce dernier, ainsi que les propositions des sponsors. Et cela depuis qu’il lui a offert son premier karting à l’âge de 9 ans.

« Plus ça va vite, mieux c’est »

Quant à Patrick, ce qui le passionne, c’est rouler : « J’aime l’adrénaline qu’apporte ce sport, particulièrement dans les virages. » Il peine à trouver les mots pour décrire cette expérience… « C’est sensationnel ». Et le jeune gymnasien – en première année filière sport-études – assure qu’il ne connaît pas la peur: « Plus cela va vite, mieux c’est » Mais cette vitesse demande une parfaite lucidité. « Une poussière dans l’œil ou une chaussette mal mise et la concentration est perturbée.» Or dans ce sport, il faut connaître les détails de la piste et des virages par cœur pour ne pas finir dans le décor à cause d’une erreur qui se calcule en millièmes de secondes.

Mis à part le talent, poursuivre un tel sport lui demande de l’engagement et des sacrifices. Afin de supporter les accélérations pouvant atteindre 5g en quelques secondes, l’entraînement physique quotidien est indispensable. « Quand je rentre des cours, j’ai le temps de manger quelque chose et ensuite j’ai le sport à 17 heures. Et après l’entraînement, je fais mes devoirs.»

Parfois déphasé…

Même si Patrick est très assidu et sérieux en ce qui concerne sa carrière sportive, il s’octroie de temps en temps des « pauses » pour se « vider la tête », comme des sorties entre amis. Extraverti et rieur, il lui arrive tout de même de se sentir un peu « déphasé », car il n’est pas question pour lui de boire un verre d’alcool ou de fumer une cigarette. « Je suis très carré, je veux réussir, alors il faut savoir dire non à beaucoup de choses.»

Mais Patrick a la rage de vaincre : « Sur le circuit, je suis totalement différent : j’ai un pilotage agressif et instinctif, et quand j’entre c’est pour gagner. » Le rêve de Patrick serait bien sûr de devenir pilote professionnel et de pouvoir en vivre, bien qu’il prévoie de poursuive avec une Haute école de commerce une fois les études gymnasiales terminées, afin de s’assurer « un plan B ».

Après plusieurs années de compétition en karting, l’adolescent est passé officiellement sur automobile en 2016 et a roulé sur Formule Ford et Renault 2.0. Si la F1 reste le rêve ultime, ce n’est pas l’unique option pour Patrick car « à ce niveau-là, la talent seul ne suffit plus. Il faut aussi l’argent.» Un repas de soutien est d’ailleurs organisé en sa faveur le 5 mars à Goumöens-la-Ville.

 

Joëlle Misson

Lausanne Cités, édition du 1er mars 2017

 

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