ECHALLENS • La 2e édition de la fête de la bière artisanale aura lieu à Echallens ce samedi 11 juin.

En 2015, pour la 1e édition, les organisateurs avaient tablé sur 400 personnes. Au final, 3000 visiteurs s’étaient pressés aux stands de bières artisanales de FestiPiousse. Alors cette année, Risk Association, l’organisateur, a agrandi la place de fête et triplé le nombre de couverts pour son repas gastronomique.

Au niveau des brasseurs, il y en aura quatre de plus que l’année dernière, et ils seront assurés d’être couverts en cas de pluie puisqu’ils seront installés sous une cantine. En plus, la garderie géante proposera plus d’activités ludiques, et les enfants pourront profiter d’un stand rien que pour eux servant des sirops artisanaux. Samedi, la brasserie des Mines de Vuarrens et la Challensoise, d’Echallens, seront de la partie, contrairement à la première édition où le Gros-de-Vaud n’était pas représenté.

Les manifestations mettant en avant les brasseurs artisanaux ont le vent en poupe depuis quelques années. Les organisateurs l’ont remarqué. «Pour cette édition, les brasseurs se sont adressés spontanément à nous pour participer et nous n’avons pas eu à les convaincre les uns après les autres », indique Steve Vuichard, secrétaire de l’association.

Sylvain Fazan, auteur du 1er guide des brasseries romandes (sorti en 2011) et du 2ème guide qui sortira pendant l’été, confirme cette tendance: son prochain livre liste 170 petites brasseries rien qu’en Suisse romande. Selon lui, à l’origine de cette flambée, il y a «l’envie de découvrir d’autres produits que ceux proposés par les industriels. Ce qui différencie une bière artisanale d’une bière industrielle, c’est la manière dont elle est créée. Les grands groupes brassicoles diluent la bière avec de l’eau. Cela permet de pratiquer des prix plus bas car il y a moins de matière première dedans, mais aussi moins de goût.»

Cette préparation authentique, qui assure un goût prononcé et différent, fait le succès des petits brasseurs qui n’arrivent pas toujours à suivre, comme à Vuarrens. «Nous devons refuser des clients car nous ne produisons pas assez», explique Thierry Bornick, qui travaille à la brasserie avec son père Yves Bornick. Face au succès, ils cherchent donc à agrandir leurs locaux et leurs cuves, afin de répondre à la demande.

 

Publié dans le Lausanne Cités du 8 juin 2016

 

Photo: Les membres du comité (presque) au complet de RISK Association, organisateur de FestiPiousse. ©Joëlle Misson

 

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