COSSONAY-PENTHALAZ • Le Conseil d’État a autorisé l’achat d’un terrain à Vufflens-la-Ville destiné au transbordement des marchandises rail-route. Cette étape est nécessaire à la modernisation de la gare de Cossonay-Penthalaz

Le destin de la gare de Cossonay-Penthalaz est étroitement lié au développement du pôle économique de Vufflens-Aclens. Récemment, le Conseil d’État a autorisé l’acquisition d’un terrain de 55’000 m2 dans cette zone industrielle: il permettra aux CFF de déplacer les installations de trafic de marchandises actuellement situées à la gare de Cossonay-Penthalaz. Il s’agit d’une étape indispensable à la modernisation de cet arrêt.

Un pas vers l’amélioration de la gare

C’est donc un premier pas vers l’amélioration de ce site, étriqué et plus aux normes concernant la hauteur des quais et l’accès aux personnes à mobilité réduite. Les voyageurs, eux, l’attendent impatiemment comme l’attestent les 3250 signatures de la pétition adressée au Grand Conseil en juin 2014. Elle demandait que certaines mesures soient prises à court terme.

De l’avis de Piéric Freiburhaus, municipal de Penthalaz, «dire que la pétition a accéléré le processus serait exagéré. Mais nous avons mis en évidence une problématique». La conseillère d’État Nuria Gorrite a d’ailleurs reçu en février une délégation composée de Georges Rime et Valérie Unduni, syndic et municipale de Cossonay ainsi que de M. Freiburghaus.

Pas de travaux avant 2020

Il faudra malgré tout s’armer d’un peu de patience. Porte-parole des CFF, Jean-Philippe Schmidt explique que «les études pour la mise en conformité de la gare seront lancées en 2016, mais une première étape de réalisation n’interviendra pas avant 2020.»

Actuellement, tout est entre les mains de l’Office fédéral des transports et des CFF. Le Conseil d’État a, quant à lui, informé qu’il souhaitait voir les travaux commencer durant la période 2017-2020. «C’est aussi seulement à ce moment-là que les communes auront à nouveau un rôle à jouer», informe Piéric Freiburghaus.

Repenser le site

Deux rapports d’études datés de 2008 et 2013 mettent en évidence les difficultés liées au réaménagement de la gare. Premièrement, la géométrie du site – le train s’arrête dans une courbe – rend les travaux compliqués. «C’est pourquoi il est prévu de déplacer le quai de quelques centaines de mètres», mentionne Piéric Freiburghaus.

Au-delà de l’accessibilité des quais, c’est toute la place qui devra être repensée: l’arrêt des bus et cars postaux ainsi que toutes les voies d’accès alentours: piétonnes, cyclables ou automobiles.

 

Publié dans le Lausanne Cités du 4 mai 2016

 

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