GROS-DE-VAUD – Retards qui n’en finissent plus, affichage électronique défaillant, mauvaise humeur des conducteurs. Les utilisateurs du LEB s’attendent à des actions de la part des élus.

 

« Est-ce que le LEB nous retrouvera un travail quand on se fera licencier pour retards répétés ? » ou encore « J’en peux plus, je déménage». Pour certains utilisateurs du LEB, la coupe est pleine. Une situation que regrettent les élus des communes traversées par la ligne, mais qui n’ont pourtant pas grande marge de manœuvre.

 

« Le LEB c’est le cordon ombilical du Gros-de-Vaud. S’il rencontre des problèmes, cela rend la vie de beaucoup de gens compliquée », avoue Pascal Udry, président du conseil communal d’Echallens et de l’Entente communale. Si cette problématique fait partie de leurs priorités ? « Bien sûr ! Ces soucis ont un impact et on sent que la population en a marre. »

 

Et effectivement, elle craque. Membre du groupe du comité directeur des Vert’libéraux et habitant de Romanel, Hervé Kaufmann a entrepris de contacter lui-même des élus. Ce qu’il attend de leur part ? «Que l’attentisme et le laisser faire communal et cantonal des quinze dernières années cèdent la place à un volontarisme politique pour anticiper le développement démographique du canton et de la région»

 

Possibilités limitées

Mais les possibilités d’action se révèlent plutôt limitées, compte tenu du fait que le principal bailleur de fonds du LEB est le canton. Les communes ne peuvent que faire remonter les préoccupations des citoyens. « En tant que membre du conseil communal, nous pouvons faire pression sur la Municipalité, qui peut faire pression sur le conseil d’administration du LEB, qui interpellera le Canton », complète Pascal Udry.

 

A Echallens ou à Romanel, les candidats aux élections communales se disent concernés par la problématique. « Elle mérite l’attention des autorités car il est important de garder une qualité de transports publics », note Sébastien Lehmann, candidat PS à la municipalité d’Echallens. A Romanel, Guillaume Dériaz, président de l’Entente indépendante, affirme que le sujet fait partie de son programme:  «Nous avons quatre candidats à la Municipalité, et ils vont batailler là-dessus.»

 

Pourquoi le LEB est-il en retard ?

Non, ce n’est pas la flemme des conducteurs qui causent les retards répétés du LEB, mais la mise à niveau de la ligne en de multiples endroits. La réfection de la gare d’Assens par exemple ne permet plus d’y effectuer des croisements. « Ce qui crée un effet domino des retards, mais permet aussi parfois d’en rattraper », note Noémie Hatet, chargée de communication aux TL. De plus, le très mauvais état de la ligne entre Fey et Bercher contraint de rouler à vitesse réduite. « Les trains accumulent donc un retard de 1 minute 35 par trajet.»

 

Publié dans Lausanne Cités, le 27 janvier 2016, par Joëlle Misson

 

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