ECHALLENS – Depuis quelques mois déjà, deux habitantes du Gros-de-Vaud gèrent la Boîte à Sirènes, un espace de partage qui accueille ateliers et expositions.


Photo: de g.à d. : Simone Al Alaili, l’une des fondatrices de la Boîte à Sirène, Danielle Depeursinge, peintre, et Cristina Campana qui anime des ateliers de cuisine. Photo : ©Joëlle Misson

Elle est là, sur la Rue St-Denis depuis mars 2015, cette fameuse Boîte à Sirènes. Mais qu’est-ce que c’est d’abord ? Un coup d’œil à l’intérieur… Cela ressemble à une salle d’exposition. C’est vrai, en partie. Mais pas seulement.

Delphine Magnenat et Simone Al Alaili ont ouvert cet espace en mars passé. Un « lieu de vie et de partage pour faire ce qui nous plaît et le partager, l’enseigner à d’autres », explique Simone Al Alaili. « Je rêvais d’une salle libre comme celle-ci, ouverte à tous.»

La Boîte à Sirènes, c’est un nom à la fois magique et intrigant. D’ailleurs, Simone le confirme quand elle explique que « dès le début, le mot sirène est apparu, comme par magie. Nos familles respectives nous appelaient d’ailleurs ainsi.» La boîte de conserve du logo avait quant à elle déjà été imaginée par Delphine, avant que le projet existe. Magique et intrigant, qu’on vous disait.

Ateliers bien-être

Les ateliers sont pour l’instant très centrés sur la cuisine, la santé et le bien-être. A titre d’exemple, les cours donnés depuis fin septembre et jusqu’à fin décembre comprennent méditation, maquillage, exploration de la gestion du stress ou des huiles essentielles. Quelques activités fixes s’y déroulent comme des cours de couture tous les mardis ou des ateliers de découverte d’une plante tous les jeudis.

Les ateliers de cuisine sans gluten et sans lactose de Cristina Campana, nutrithérapeute rencontrent aussi un franc succès. « Il y beaucoup d’intérêt pour cette thématique», explique celle qui voit souvent ses cours, ou sa « table des neuf » – un repas servi sans gluten ni lactose, végétarien ou vegan – afficher complets.

Un espace multi-fonction

Les gérantes du lieu souhaitent que cet espace vive de ce que tout à chacun peut y apporter. L’endroit se veut multiculturel et ressemble, à s’y méprendre, à une maison de quartier ou un centre socioculturel qu’on trouverait plus facilement dans nos villes.

Pour l’instant, la notoriété du lieu se fait principalement par le bouche-à-oreille, et un site internet est en cours de création. Plusieurs personnes ont donné du mobilier ou des livres pour garnir les bibliothèques de la Boîte à Sirènes.

Simone et Delphine ont aussi souhaité « prêté » leurs grands murs blancs à des peintres ou des photographes. Pour donner vie à l’espace et en faire profiter les artistes. Actuellement, les peintures de Danielle Depeursinge ornent les parois. Cette peintre, habitante de Peney-le-Jorat, pratique son art depuis 10 ans et a déjà exposé à cinq reprises. C’est elle qui a proposé ses tableaux pour «mettre de la couleur». Ses peintures « intuitives » – pour la plupart non représentatives – sont visibles jusqu’à la fin de l’année à La Boîte à Sirènes.

 

PUBLIE DANS LAUSANNE CITES, 18 NOVEMBRE 2015, PAR JOELLE MISSON

 

 

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