POLIEZ-PITTET Début septembre, Gwendoline et Philippe ont crée l’Apothèque du Jorat, une pépinière spécialisée dans la culture des plantes aromatiques et médicinales. Découverte.

Photo: Gaël et Tara d'Accès Jardin et Philippe et Gwendoline de l'Apothèque du Jorat, dans leur pépinière à Poliez-Pittet (©Joëlle Misson)
PUBLIE DANS LAUSANNE CITES, 4 NOVEMBRE 2015, PAR JOELLE MISSON

C’est un véritable bureau d’apothicaire en plein air qui a fait son apparition début septembre à Poliez-Pittet, sur le terrain de la Pépinière Bioley. Créée à l’initiative de Gwendoline, horticultrice de 26 ans spécialisée en plantes vivaces tout juste sortie d’apprentissage, et de Philippe, 28 ans, ingénieur en gestion de la nature, l’Apothèque du Jorat se spécialise dans la culture de plantes aromatiques et médicinales.

Une alternative aux médicaments
Un marché sur lequel la jeune entreprise n’a que peu de concurrence. Même si Philippe constate «qu’il y a un vrai intérêt pour ce qui est naturel. On aimerait que les gens se rendent compte qu’il y a une alternative aux médicaments pharmaceutiques.» Autre point fort de l’Apothèque: elle s’applique à trouver la plante rare. «Certains ont trouvé chez nous des plantes qu’ils n’avaient plus vu depuis longtemps», poursuit Gwendoline. Sur sa page Facebook, l’Apothèque du Jorat dénombre 55 plantes cultivées. Rien que ça.

Offre variée
Gwendoline et Philippe se sont associés à Tara et Gaël, indépendants chez Accès Jardin. Grâce à eux, tous deux horticulteurs, elle floricultrice et lui paysagiste, l’Apothèque du Jorat vise un plus large public. En plus des plantes destinées aux soins ou à la préparation de tisanes, des bouquets de fleurs coupées sont vendus durant toute la belle saison. Les arrangements floraux secs ainsi que des couronnes de l’Avent prennent le relais en automne et en hiver.

Comme l’Apothèque a débuté son activité début septembre, elle n’a pas eu le temps de se faire connaître durant l’été, saison durant laquelle les horticulteurs réalisent leur chiffre d’affaire annuel. Mais les quatre acolytes comptent bien profiter de l’hiver pour faire leur publicité et démarrer la belle saison 2016 sur les chapeaux de roue. Si l’on a pour l’instant peu entendu parler d’eux dans la région, ils sont néanmoins connus des visiteurs du marché de Vevey, auquel ils se rendent depuis deux mois maintenant. «C’est vrai que nous devrions nous faire connaître du village et des environs, car rien n’indique que nous sommes là», avoue Gwendoline.

Des projets plein la tête
Dans leur pépinière de 2500m2, trois tunnels – de multiplication et d’hivernage – un potager, et des terrains bâchés prêts à être utilisés. Un étang à l’abandon trône au beau milieu: «Mais nous avons le projet de le transformer en un biotope aquatique.» Dans un coin, quelques ruches attendent également leur heure de gloire. « Nous voudrions des abeilles et pourquoi pas fabriquer notre propre miel.» Ce qui est certain c’est qu’une petite ruche prometteuse s’est activée à Poliez-Pittet et que quatre abeilles y travaillent d’arrache-pied.

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