Le 4 octobre aura lieu le culte officiel d’anniversaire du temple protestant d’Echallens qui fête ses 150 ans. Petit historique du lieu.

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PUBLIE DANS LE LAUSANNCE CITES, 23 SEPTEMBRE 2015, PAR JOELLE MISSON

Les réformés d’Echallens, de gros dormeurs ? Car, avant la construction du temple en 1865, catholiques et protestants se partagent la même église depuis la Réforme. Deux offices avaient donc lieu chaque dimanche matin obligeant les protestants à se lever en premier.

Plaisanterie mise à part, « il n’y a pas de recherches approfondies sur les vraies raisons de la construction du temple. Il s’agit certainement de circonstances multiples causées d’une part par des tensions entre les deux confessions, mais aussi par la volonté des protestants de s’approprier un lieu qui soit à leur image, plus sobre», indique Philippe Morel, pasteur et diacre du temple d’Echallens. Le temple est l’un des rares lieux de culte réformé construit au 19ème siècle.

Et tout n’est pas beau fixe entre tenants des deux confessions. Jusque dans les années soixante, magasins et écoles sont séparés. C’est grâce à la dimension fédératrice de la première Fête du blé et du pain, en 1978, que catholiques et protestants se rapprochent, prenant conscience qu’il est possible de s’amuser ensemble.

Heureusement, il en est fini des querelles de clocher à Echallens. « Il y a un très bonne entente entre les différentes confessions», se réjouit Philippe Morel. Pour le culte du 150ème anniversaire, le 4 octobre, la chorale catholique a d’ailleurs été invitée à se joindre à la réformée. Pour l’occasion, trois cérémonies sont radiodiffusées sur Espace 2, le 20 septembre, le 27 septembre et le 4 octobre. Ce jour là, un apéritif suivra l’office et un concert de Tchiki Duo aura lieu à 17h.

De nombreux travaux passés et à venir

La première transformation importante du temple intervient en 1959. A cause de soucis d’humidité et d’acoustique, les murs sont doublés, les voûtes du plafond remplacées par le bois actuel, une nouvelle fenêtre percée au dessus de la chaire, les sols et les bancs remis à neuf. Par la suite, le clocher et la toiture sont aussi refaits, en 1976 et 1981.

En 2011, une sacristie accueillant sanitaires, eau et chauffage a été ajoutée au bâtiment pour plus de confort. L’intérieur a été rénové légèrement en 2014, en même temps que la place extérieure et les escaliers.

La dernière étape de ces rénovations concernera la façade extérieure. Comme le bâtiment est classé en note 2 (monument d’importance régionale), toute modification extérieure est soumise à de nombreux contrôles. Le début des travaux est néanmoins espéré courant 2016 ou 2017. Si le temple d’Echallens a un beau cachet, il n’en reste pas moins que « plus rien n’est d’époque », remarque Philippe Morel.

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