En octobre 2014, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite disait souhaiter que l’école à journée continue aboutisse dans le canton cette année. Un an après, force est de constater que ce n’est pas encore le cas partout. Qu’en est-il dans le Gros-de-Vaud, où les regroupements scolaires sont en pleine restructuration ?

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PUBLIE DANS LE LAUSANNE CITES, SEPTEMBRE 2015, PAR JOELLE MISSON

Depuis cette rentrée scolaire, les classes de 5P et 6P de Poliez-Pittet plongent dans l’horaire continu…à demi-mesure. Les élèves n’ont plus qu’une heure et 45 minutes de pause à midi, et ont la possibilité de prendre le repas au réfectoire. Les horaires de bus ne leur permettent pas de rentrer chez eux mais les parents qui souhaitent aller les chercher le peuvent. Cette solution a été adoptée transitoirement en réponse aux parents qui trouvaient leur enfant trop jeune pour rester au restaurant scolaire à midi. Mais l’année prochaine, le temps de pause passera à une heure, comme pour les 7P et 8P à Poliez-Pittet et au Collège des Trois Sapins à Echallens. Dans le reste du district, tout reste à faire.

Pour l’instant, le planning correspondant à la Vision 2020 de l’Association scolaire intercommunale de la région d’Echallens (ASIRE) – fermetures de classes et nouvelles réalisations – est respecté. De petits ajustements pourront cependant intervenir. « Nous faisons des corrections en fonction de l’évolution de la démographie, des coûts et des priorités, explique Jean-Michel Jacquemet, directeur de l’ASIRE. La priorité actuelle est clairement le collège de Court-Champ, à Echallens, où un restaurant scolaire ainsi qu’une UAPE (unité d’accueil pour écoliers) et une garderie doivent être réalisés. Normalement, ces deux projets devraient émerger à la rentrée 2017.

« Nous devons nous calibrer sur le parascolaire », note le directeur de l’ASIRE. Cette année justement, l’EFAJE (Entraide familiale et accueil de jour des enfants) offre 18 places de plus en accueil parascolaire à Echallens. En plus, « la réalisation d’un nouveau bâtiment pouvant accueillir 150 enfants est à l’étude avec la Municipalité », indique le directeur Olivier Simon. L’EFAJE et l’ASIRE se partagent les tâches : la première s’occupe des classes de 1P à 4P avec des UAPE et la deuxième prend le relais pour le 5P à 8P avec des restaurants scolaires.

«Nous nous appliquons à offrir une solution aux familles, déclare Jean-Michel Jacquemet. Nous n’attendons pas le règlement d’application de la loi, mais nous faisons ce que nous pouvons dès maintenant.» Le canton devrait d’ailleurs arriver au terme du règlement d’application très prochainement.

L’accueil à Cugy est saturé

A Cugy, membre de l’ASICE (Association scolaire de Cugy et environs), l’UAPE de 66 places est saturée. Actuellement logée dans des locaux provisoires, une nouvelle unité d’une centaine de places devait voir le jour cette rentrée. Mais le projet a pris du retard en raison de soucis relatifs au terrain. Un arrangement a pu être trouvé avec l’UAPE de Froideville pour permettre d’accueillir de nouveaux élèves en provenance de Morrens et Bretigny-sur-Morrens. Dans cette dernière, une structure d’accueil de 36 places est d’ailleurs prévue, pas avant 2017, dans le cadre de l’agrandissement du collège.

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