A travers textes, photos et affiches, un livre retrace l’histoire du légendaire club de rock lausannois. Intitulé Dolce Vita, a music club, ce bouquin de 240 pages se veut «un cliché artistique et historique de l’époque, mais sans nostalgie.»

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De g. à d.: Marc Ridet, Blaise Duc et Stephan « Mandrax » Kohler ont mûri ce projet depuis cinq ans. Photo: Joëlle Misson

«Le 20 juin 1980… les jeunes étaient descendus dans la rue lors de la Fête à Lausanne. Leurs revendications étaient modestes: ils réclamaient juste un local à eux pour y faire la fête et écouter des concerts de rock à prix modique» (Fernand Melgar in ). Après avoir obtenu de la commune un vieux dépôt-relais des transports publics lausannois, au 30 de l’avenue César-Roux, ce lieu si attendu ouvre finalement ses portes le 12 avril 1985: la Dolce Vita vient de naître. Trente ans plus tard, un livre massif retrace à travers des textes, des photos et des illustrations les 14 ans d’existence de ce club qui a changé la vie nocturne lausannoise de l’époque.

Un concept novateur

Cet ouvrage est le fruit du travail de recherche de Blaise Duc, Marc Ridet et Stephan «Mandrax» Kohler. Durant ces cinq dernières années, ils se sont attelés à rassembler toutes les photographies et visuels du club. «La Dolce Vita, c’était un concept inédit», relate Blaise Duc. «Les gens y venaient de Zürich et même de Lyon.» Et Marc Ridet de renchérir: «Nous étions précurseurs pour chaque type de musique de la scène indépendante post-punk, rap ou électro.»

Et elle en a vu passer, la Dolce Vita, des noms célèbres sur ses planches: Red Hot Chili Peppers, Noir Désir, Johnny Thunders, Berurier Noir, Alain Bashung, Redman, Public Enemy pour n’en citer que quelques- uns.Ce club, c’était aussi la rencontre d’une multitude de personnalités suisses bien connues: Stephan Eicher, Fernand Melgar, Pierre Keller, Dieter Meier, Michel Masserey ou encore Jean-Marc Richard. Tous ont signé des textes dans le bouquin, relatant des souvenirs dans lequels les plus jeunes auront du mal à imaginer ces précurseurs devenus, depuis, chanteurs, réalisateurs, animateurs radio ou… directeurs d’école.

Cliché d’une époque

La «Dolce», c’est surtout le souvenir d’une époque, l’endroit des amitiés et des expériences. Pour Marc Ridet, ce livre est «le cliché artistique d’une histoire, mais sans nostalgie.» Un véritable puzzle qu’ils se sont attelés à reconstituer dans son entier. Enfin presque, puisque toute personne qui a mis les pieds dans le club sait que «ce qui s’est passé à la Dolce, devrait rester à la Dolce…»

Succès participatif
Sur la plateforme de financement participatif wemakeit, Blaise Duc, Marc Ridet et Stephan Kohler avaient demandé 11’000 francs. Ils en ont récolté plus de 35’000. Etonnés? « Non pas vraiment car nous avons beaucoup d’amis…», réplique Blaise Duc. Avant de se faire reprendre par Stephan Kohler: «Ben si quand même un peu surpris de récolter autant d’argent.» Une somme qui représente pourtant tout juste le tiers du montant total nécessaire à la production du livre.

Publié dans le Lausanne Cités du 30 avril 2015.

 

Dolce Vita, a music club Editions L’Âge d’Homme

Exposition à l’Espace Arlaud les 7, 8 et 9 mai.

Soirée anniversaire des 30 ans de la Dolce Vita aux Docks le 9 mai, avec des concerts…

 

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