ECHALLENS • Depuis le 26 janvier à midi, le dépôt des listes pour l’élection complémentaire à la Municipalité d’Echallens est bouclé. Quatre candidats y ont apposé leurs noms. Parmi eux, Christian Monney, actuel président du Conseil communal d’Echallens. Portrait.

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Christian Monney est l’actuel président du Conseil communal d’Echallens, depuis l’année dernière. Il se présente à l’élection complémentaire à la Municipalité qui aura lieu le 8 mars. Photo: Joëlle Misson

Christian Monney s’était bien préparé. Il avait sorti ses anti-sèches: tout ce qu’il faut savoir sur l’Entente Communale, le parti dont il est membre, les infos officielles, son engagement politique… Mais, pris par surprise, il n’avait pas prévu que nous nous intéressions plus à lui-même qu’à son curriculum vitae. Il a dû improviser. Pas grave, il aime les défis.

Ainsi que le révèle son goût pour la course à pied – il fait partie depuis 1997 du Club des Traîne-Savates à Cheseaux-sur-Lausanne – Christian Monney, dans la vie, préfère l’endurance que le sprint. Son “leitmotiv” constant, il le répète d’ailleurs souvent durant notre rencontre: faire avancer les choses. Comprenez ce terme pour toute chose qui rythme sa vie: son métier d’ingénieur civil, sa famille, la politique de son village.

L’amour… de la campagne

Citadin repenti, Christian Monney s’est progressivement éloigné de la ville de Lausanne, dans laquelle il a vécu toute son enfance, pour se rapprocher de la nature, d’abord à Romanel-sur-Lausanne, puis à Echallens. En mettant les pieds dans le village, il y a quinze ans, il est «tombé amoureux». Pas de sa femme, il l’était déjà, mais du chef-lieu.

Et quand on aime, on ne compte pas. Ou presque. Pour s’engager, l’homme de 45 ans a besoin d’être sûr que le temps ne lui manquera pas pour mener à bien sa tâche: faire les choses à moitié ne l’intéresse pas. Lui et sa femme non plus ne font pas les choses à moitié d’ailleurs. C’est plutôt le contraire: il y a dix ans le couple devenait parents de jumeaux alors qu’il avait déjà une fille. Une étape qui nécessite plusieurs changements, mais qui est une nouvelle occasion «d’affronter un défi motivant.»

Christian Monney ne vise pas le poste de syndic. «Ce serait vaniteux. J’ai des tas de choses à apprendre». C’était déjà sa réaction avant de se lancer dans le Conseil Communal en 2002, avant que l’un de ses amis ne l’y pousse. Même si son engagement était à l’époque une évidence puisqu’il s’installait à long terme dans le village, il craignait de s’imposer, alors qu’il avait débarqué à peine deux ans plus tôt.

Une nouvelle opportunité

Pour lui ce qui compte, c’est mettre à profit ses expériences et compétences, notamment acquises dans son métier d’ingénieur. «Je me mets au service de la Municipalité et j’irai là ou il y a des besoins». Il ne vise ainsi pas de dicastère particulier et les intérêts partisans ne sont pas sa tasse de thé: ce qui importe, encore, c’est faire avancer les choses.

Après douze ans au Conseil communal et moins d’un an après en être devenu président, c’est peut-être la Municipalité qui se profile pour Christian Monney. Une suite de chemin logique? «C’est une opportunité, mais ce n’est pas une fin en soi.» Un carrefour, mais pas un sens unique.

 

Joëlle Misson, publié dans le Lausanne Cités du 28 janvier 2015

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