GROS-DE-VAUD • Aucun des trois projets de fusion n’a passé la rampe du «oui» dans le Gros-de-Vaud dimanche. Préfet du district, Pascal Dessauges reste positif, convaincu de leur utilité au bon fonctionnement du canton

PROPOS RECUEILLIS PAR JOELLE MISSON

Votre impression sur les résultats ?
Pascal Dessauges: Je suis bien entendu déçu mais ces projets ont été présentés à la population, et c’est ce que l’on souhaitait. Les citoyens se sont exprimés et les résultats sont ceux que l’on connait.

Est-ce que c’est un mauvais message de la part du Gros-de-Vaud ?
Non, je ne crois pas. Nous avons précédemment mené des fusions qui ont fonctionné. Là, nous étions devant des projets beaucoup plus importants et il faudra réfléchir aux stratégies futures.

Les projets étaient-ils trop ambitieux ?
Non, je suis toujours parti de l’idée que les communes devaient elles-mêmes imaginer leur délimitation territoriale. Ce n’est en tout cas pas à l’Etat de le faire. Chaque Municipalité, chaque syndic et chaque conseil engagés ont tenu compte des relations déjà existantes avec les communes voisines pour déterminer la grandeur de cette future commune éventuelle.

Quelle sera la suite des événements ?
Je reste positif. Je dis toujours aux Municipalités de proposer des projets mais nous sommes en démocratie et le risque qu’ils ne fonctionnent pas existe. Nous devons toujours avoir à l’esprit les prestations que l’on souhaite offrir à la population. C’est dans ce cadre que les projets de fusion voient le jour.

Le canton de Vaud contient beaucoup de petites communes qui ne sont pas à mêmes, toutes seules, de répondre aux compétences que leur donne le canton. C’est la raison pour laquelle ces regroupements de communes vont être encore nécessaires dans l’avenir.

Pour l’instant, il nous faut analyser ces résultats à tête reposée et il n’est pas impossible que certains projets repartent avec les communes qui ont dit oui.

Interview publiée dans le Lausanne Cités du 4 décembre 2014

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